Omar Diallo Diouf est le coordonnateur des étudiants des universités de Bambey.Après les affrontements qui ont opposé   ces « matières grises » au restaurant des ingénieurs,il a levé un coin du voile sur ce qui s’est réellement passé le jour du drame.
« Les étudiants de l’université de Bambey  se sont rendus dimanche soir au restaurant des élèves ingénieurs pour prendre leur repas. Car, ces deux institutions mitoyennes ont été fusionnées par décret présidentiel et  elles formaient jusqu’ici un bloc compact du point de vue de leur restauration. Il n’y avait apparemment aucun problème entre eux jusqu’à dimanche dernier. A l’origine des affrontements, des « ingénieurs » ont dû séquestrer et violenter des  étudiants de l’université de Bambey au motif qu’ils ne devraient pas venir dans leur réfectoire prendre leurs repas. Il s’en est suivi des violences inouïes sur le groupe d’étudiants épinglé qui a commis l’imprudence de s’introduire dans le restaurant de leurs adversaires  de l’Isfar. Et bonjour les dégâts. Violences et séquestrations   ont eu raison d’eux. Ainsi, malgré le  mutisme des autorités universitaires  qui adoptaient un  profil bas, il y a eu beaucoup de blessés du côté des étudiants de l’université de Bambey. C’est ainsi que ces derniers furent évacués à l’hôpital.  Face à ces manquements,  nous avions  averti les autorités  mais elles ne semblaient pas   mesurer  la gravité de la situation. Le lendemain en voulant riposter, les ingénieurs ont déformé les faits et les forces de l’ordre se sont rangées de leurs côtés. Ainsi ne cherchant même pas la vérité des faits, elles se sont attaquées aux étudiants de l’université de Bambey en assiégeant leur campus.  36 d’entre eux furent matés sans raison valable dont 2  déférés pour des histoires fallacieuses. Nous sollicitons l’aide des autorités au plus haut niveau pour éclairer l’opinion publique sur les faits tels qu’ils se sont passés ici à Bambey. Parce qu’on a tjrs vécu ainsi avec ces élèves-ingénieurs  sans qu’il n’y ait aucun problème.Mais avec  le mutisme étrange des autorités des deux campus,l’on ne comprend même pas ce qui se trame dans leur tête. Aujourd’hui, nous détenons des preuves accablantes  et des vidéos où des policiers violentaient les infirmières et les étudiants.Et nous tenons à ce que toutes les responsabilités soient situées dans cette affaire où les autorités du campus n’ont pas joué franc jeu. »