La campagne électorale pour la présidentielle du 24 février a démarré depuis le 3 février 2019. Les 5 candidats retenus pour cette élection ont déjà entamé leurs tournées à travers des meetings, des visites de proximité, etc. pour coopter le vote des sénégalais au premier tour du scrutin présidentiel. Pendant trois semaines, les candidats vont sillonner le pays pour présenter leurs programmes aux populations composées d’agriculteurs, d’éleveurs, de pécheurs, de professionnels du secteur privé, d’acteurs du monde de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Ces précités seront à l’écoute des candidats au fauteuil présidentiel notamment en ce qui concerne leur domaine d’activité. S’agissant du monde universitaire dans sa globalité, les étudiants et les enseignant-chercheurs plus particulièrement accorderont sans doute une écoute religieuse  aux déclarations des candidats pour ce qu’ils prévoient comme politiques vis à vis de l’université sénégalaise.
Vu les dernières perturbations qui ont secoué pratiquement toutes les universités du pays, les attentes seront sans doute axées sur une pacification de l’espace universitaire par une réponse aux doléances longtemps exprimées par les étudiants et les syndicats de l’enseignement supérieur. La question des bourses d’études, des conditions de vie difficiles des étudiants, du chômage des jeunes, des revendications des syndicats du supérieur semblent ne pas encore trouver une solution définitive. Ainsi, n’est-il pas l’heure de donner aux principaux acteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur la possibilité de définir leurs programmes et de les proposer aux différents candidats pour enfin espérer un climat apaisé et durable dans le milieu éducatif de manière générale.

Source: journal universitaire