(FILES) This file photo taken on August 26, 2011 shows Swiss Islamologist Tariq Ramadan giving a speech at the Treichville sports parc, a popular district of Abijdan, during a conference "Night Destiny (Muslim feast known as Laylat al-Qadr), Night of Peace and Reconciliation". Tariq Ramadan is currently under investigation in Paris for alleged "rape, sexual assault, violence and death threats", and is the subject of complaints by two women, including Henda Ayari, who make similar accusations. / AFP PHOTO / SIA KAMBOU

La présence de l’islamologue suisse Tariq Ramadan, mis en examen pour viols, dans le public d’une conférence contre les violences faites aux femmes a suscité l’indignation lundi 18 mars à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), la municipalité condamnant une « provocation inacceptable ».

Quelque 70 personnes assistaient à cette réunion publique organisée lundi soir à la mairie sur le thème « lutter contre les violences envers les femmes au quotidien », a expliqué à l’AFP Madjid Messaoudene, conseiller municipal en charge notamment de l’égalité femme-homme et de la lutte contre les discriminations.

Tariq Ramadan, qui est domicilié à Saint-Denis depuis sa libération conditionnelle mi-novembre, s’est installé dans le public. « Il lui a été dit à plusieurs reprises que sa présence n’était pas souhaitée », a expliqué l’élu. Face à son refus de quitter la salle, plusieurs personnes ont décidé de partir, a-t-il ajouté.

« Sa venue dans la salle comme spectateur du débat est une provocation inacceptable« , a dénoncé la municipalité (PCF) mardi dans un communiqué. « Ni la municipalité ni les participant.e.s n’avaient invité monsieur Ramadan à venir ni même souhaité sa présence« , a-t-elle ajouté, rappelant qu’il n’est cependant « pas possible de faire sortir par la contrainte physique un participant à une réunion publique« .

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