Appelé aussi magistrat, le juge doit rendre la justice et veiller à respecter les textes législatifs et réglementaires. Il fixe les sanctions et les peines, ordonne les dommages et intérêts. Si cette profession attire de nombreux candidats, elle reste extrêmement difficile d’accès. Métier Tout en garantissant le bon déroulement des procès, le magistrat applique la loi et tranche l’ensemble des conflits entre particuliers. Après avoir statué sur les affaires et entendu objectivement les différentes parties en litige et leurs avocats, le juge doit rendre un jugement conforme au droit et en toute impartialité. Ses fonctions varient selon sa spécialisation : juge d’instance, juge des affaires familiales, juge d’application des peines, substitut du procureur…

CONDITIONS DE TRAVAIL

Le juge exerce dans un tribunal, auprès d’une cour d’appel ou à la Cour de cassation. Les opportunités de changement (lieu, fonction) font l’intérêt de la profession. Ce fonctionnaire du ministère de la justice a des horaires irréguliers et une charge de travail importante. L’image du métier impose une vie privée irréprochable. Il doit savoir gérer la pression. Les juges sont astreints au secret professionnel et tenus au port de la robe à l’audience. Sa mission ne peut se concevoir sans l’intervention de nombreux professionnels qui participent à la prise de décision finale : avocats, huissiers, greffiers, officiers et agents de police, experts et travailleurs sociaux.

COMPÉTENCES

Outre de solides connaissances en droit, le juge doit avoir des qualités humaines et un comportement irréprochable. Il doit être calme et impartial, réfléchi et organisé. Il doit en outre avoir une capacité d’écoute et d’analyse.

FORMATION

Les juges sont recrutés par voie de concours. En ce qui concerne les juges des tribunaux administratifs, le concours est ouvert aux titulaires de la licence sciences économiques ou d’un diplôme reconnu équivalent par décret pris sur proposition du ministre de la justice. En ce qui concerne les juges des autres juridictions, le concours est ouvert aux titulaires de la licence en droit, option droit privé, de la licence achariyâ de l’université Qaraouiyine ou d’un diplôme reconnu équivalent par décret pris sur proposition du ministre de la Justice. Les candidats ayant satisfait aux épreuves du concours suivent une formation de deux ans.