A l’approche de la campagne électorale de la Présidentielle du 24 février 2019, qui s’ouvre ce dimanche 03 février, les acteurs du système éducatif sénégalais ont alerté sur la nécessité de respecter le quantum horaire.

Dans un communiqué parvenu à la rédaction de Sud Quotidien, le syndicat autonome de l’Enseignement supérieur (Saes) a constaté avec regret toutes ces violences dans un contexte préélectoral. «Les élections présidentielles de février 2019 doivent être libres, démocratiques, sincères et refléter la volonté du peuple sénégalais. C’est la responsabilité de tout un chacun, l’Etat du Sénégal en premier lieu», lit-on dans la note.

En appelant à la responsabilité des acteurs politiques pour la préservation des acquis démocratiques, le Saes garde en ligne de mire le respect des accords signés, notamment l’application de la loi apportant des modifications à la loi 81-59 du 9 novembre 1981 portant notamment sur le statut du personnel enseignant des universités permettant à l’enseignant du supérieur d’avoir une retraite décente. 85% du dernier salaire net comme pension de retraite grâce aux cotisations logées dans le fonds de solidarité sociale. Les camarades de Malick Fall, secrétaire général du Saes, entendent presser le gouvernement pour l’effectivité de la rétention à la source pour alimenter directement le fonds. Ils n’excluent pas d’aller en mouvement si les décisions prises ne sont pas suivies de mesures concrètes. En addition des points inscrits sur le tableau de revendications, le syndicat du supérieur compte mobiliser ses énergies pour le développement de la recherche.

«Nous devons avoir une synergie pour mettre en place une stratégie de recherche », soutenait Malick Fall. Dans les autres ordres d’enseignement, les syndicats d’enseignants rejettent toute l’idée de mettre la pression aux autorités pendant cette période électorale.

Toute action, disent-ils, est assujettie aux échéances retenues dans le protocole d’accords du 30 avril. Ainsi, ils ont procédé au dépôt de préavis de grève, prêts à en découdre avec le gouvernement. En plus de cette période de hauts risques de violences électorales pouvant éventuellement perturber le déroulement des enseignements, les élèves et parents risquent gros comme ce fût le cas de la défunte année académique 2017/2018, avec 4 mois de grèves. Le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen-secondaire (Cusems) et le Syndicat autonome des enseignants du moyen-secondaire (Saemss) et le Grand cadre des Syndicats d’enseignant sont déjà sur le pied de guerre.

Le régime indemnitaire des agents de la fonction publique constitue encore le point nodal des revendications enseignantes. Ce qui semble être difficile à aborder pendant cette période si l’on se fie aux déclarations du président de la République qui envisage d’ouvrir les discussions en avril 2019.

Pour les organisations de la société civile, notamment la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep), cette période est cruciale pour le déroulement des enseignements apprentissages. Le président du conseil d’administration de la Cosydep, Moussa Mbaye, interrogé par Dakaractu, invite « l’État à respecter ses engagements et les syndicats de ne pas mettre sur la table de nouvelles revendications, pour que l’année électorale ne soit pas un prétexte». Avant de poursuivre : «les élections ne constituent pas une justification pour que l’école soit perturbée au niveau des enseignements apprentissages ».

«Les gens doivent trouver des compris pour faire des jalons. L’initiative nos vacances pour l’école est une manière de poser le débat sur les enjeux de l’heure pour offrir aux jeunes des possibilités d’éducation», explique-t-il.

source: SudQuotidien