C’est un 7 février 1986 que la radiodiffusion Sénégalaise annonçait le rappel à dieu du Professeur Cheikh Anta Diop, l’Afrique et sa Diaspora venait de perdre « le pharaon des temps modernes».

Le fils de Thieytou localité située à 29 kilomètres de Bambey dans la région de Diourbel était un éminent égyptologue, a eu un engagement dans le combat des idées et de Renaissance Africaine. Son œuvre et son héritage (publications, études, recherches, livres, thèses…) fascinent encore tout en forçant le respect. Même si elles furent controversées, les thèses du Fondateur du laboratoire Carbone 14 de l’Université qui porte d’ailleurs son nom ne cessent d’être reprises dans la communauté scientifique, de l’Egypte Antique en passant par l’origine du wolof, sans oublier la philosophie et les mathématiques.

Cheikh Anta Diop a surtout été un précurseur de l’écriture de l’histoire africaine, d’ailleurs il est considéré comme l’un des inspirateurs du courant épistémologique de l’afro centralité. Lors du premier Festival mondial des arts nègres de Dakar en 1966, Cheikh Anta  Diop a été distingué comme « l’auteur africain qui a exercé le plus d’influence sur le XXème siècle ».

Cheikh Anta Diop crée en février 1976 le Rassemblement National Démocratique (RND), une formation politique et un premier organe de presse « Siggi » puis Taxaw. Chaque 7 février, famille, amis proches, élèves, étudiants, femmes et hommes des arts et de la culture et du monde scientifique, honorent la mémoire de Cheikh Anta Diop dans son village natal même à Thieytou.