Le Docteur Falla Mané a été réélu, samedi dernier, pour un mandat de 3 ans, président de l’Union des Jeunes Pharmaciens du Sénégal. C’était lors de leur assemblée générale orientée sur le thème : « législation et employabilité pharmaceutique face aux défis mutationnels et contextuels de la profession ». Pendant cette rencontre, il a présenté à ses mandants le bilan des trois ans de son mandat, avant de décliner les réalisations et aussi ouvrir des perspectives pour le bureau prochain. Revenant sur le thème de la journée, il a déclaré : « on a saisi l’occasion pour aborder une question qui nous semble primordiale, c’est l’emploi. C’est la raison pour laquelle nos discussions ont porté sur des perspectives en termes de débouchés car, les jeunes pharmaciens sont exposés au chômage. Et, il y a plusieurs phénomènes qui expliquent ce chômage des jeunes. Il y a des pharmaciens qui dépassent certains secteurs des prévisions d’insertion dont principalement la pharmacie ». Dr Falla Mané d’ajouter : « donc, qui dit pharmacien pense d’abord à l’officine. Il y a aussi des secteurs où, pour le moment, les dispositifs réglementaires ne permettent pas de faciliter l’insertion. On peut parler également de la création des industries pharmaceutiques qui, aujourd’hui, est un sérieux problème ».

A l’en croire toujours, dans notre pays, on n’a pratiquement pas une industrie pharmaceutique sénégalaise. « 90% des ressources qui sont générées par l’industrie pharmaceutique au Sénégal sont expatriés à l’étranger. D’où le besoin d’alléger les dispositifs règlementaires pour qu’à travers ces facilitations que des bailleurs et des pharmaciens puissent réunir les ressources financières nécessaires afin d’implanter des industries pharmaceutiques fortes dans notre pays », a-t-il déclaré. C’est sur ces entrefaites qu’il a annoncé qu’il y a des discussions qui sont en cours pour revoir les textes de la profession. « Cette assemblée générale est également une occasion pour lancer une plateforme. Lorsqu’on a fait le diagnostic de la situation de la profession pharmaceutique, on sait rendu compte que certains jeunes pharmaciens étaient confrontés aux problèmes d’emploi. Non pas parce qu’ils ont des problèmes de compétences, mais parce que dans notre pays, les gens acceptent plus de travailler sur la base de recommandation », a-t-il encore dit. Avant de terminer : « les gens ne vérifient plus les CV qu’on met à leur disposition. Il y a aussi des gens qui sont dans les coins les plus reculés du Sénégal et qui n’ont pas directement accès aux pharmaciens ou d’autres sociétés ou entreprises qui sont dans la sous-région. C’était donc l’occasion pour nous de lancer une plateforme qui permettra aux recruteurs et aux demandeurs d’emploi pharmacien d’interagir ».