L’espace médiatique sénégalais (voire africain) s’est enrichi de nouveaux professionnels de l’information et de la communication.  Ce sont 28 récipiendaires qui ont reçu leur parchemin, ce jeudi 13 décembre, à Dakar. Il s’agit de la 46è promotion de cette école de formation panafricaine rattachée à l’université Cheikh Anti Diop de Dakar. La promotion a comme parrain feu Amadou Mbaye, journaliste,  ancien de la RTS spécialiste des questions militaire. Ceci explique la mobilisation exceptionnelle de l’armée à cette cérémonie.

La cérémonie a eu lieu, comme de coutume, dans l’auditorium de l’Ucad II en présence de la ministre de l’Economie solidaire et de la Microfinance Angélique Manga, journaliste et ancienne présentatrice vedette du 20 heures de la RTS. La cérémonie a été rehaussée par les représentants des ministres de la Communication, celui l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle, de celui de la Culture entre autres.   Des ambassadeurs ou leurs représentants y étaient de la partie y compris des généraux et colonels de l’armée venus rendre hommage au parrain de la promo Amadou Mbaye Loum qui demeure un des leurs. En effet ce dernier était spécialiste des questions militaires et étaient très bien intégré dans l’armée sénégalaise.

Les récipiendaires, formés à bonne école, c’est au bout de trois ans de sacrifice, d’engagement, du don de soi que ces jeunes pousses sont enfin sortis du Centre d’Etudes des Sciences et techniques de l’information (CESTI), munis du diplôme supérieur en journalisme et communication.

A l’air de technologie de l’information et de la communication, le CESTI se mettant au diapason de la nouvelle pratique du métier, ces 28 nouveaux journalistes africains ont eu le privilège d’être formés aussi bien dans le journalisme traditionnel qu’en web journalisme.

Diplômes en poche, pour ces « nouveaux soldats de l’information », le plus dur reste leur insertion professionnelle dans le marché de l’emploi. Composé en majorité de citoyens sénégalais, l’équipe des 28 compte  environ 5 Béninois. Par le passé, l’école  comptait une diversité plus grande de ressortissants africains. En tout cas dans cette cette équipe, les patron de presse peuvent s’approvisonner à suffisance.

Comme à chaque édition, c’est le moment rêvé où se croisent les journalistes de presque toutes les promos et de toutes les générations. On se revoit, ou on se rencontre (et dans ce cas), se découvre et on sympathise dans une ambiance empreinte de convivialité. C’est l’un des rares moment de l’année où l’on a une forte concentration de journaliste en un lieu au même moment.