La coalition « Sonko Président » propose d’instaurer un pacte social national pour l’école, une fois son candidat élu président de la République, a indiqué mardi l’un des membres de son directoire de campagne, Madièye Mbodj. 

Le but recherché est d’ »arriver définitivement à la pacification et la stabilité de l’espace scolaire avec une gestion participative et démocratique », a expliqué M. Mbodj lors d’une session d’interpellation en faveur d’engagements pour le financement de l’éducation avec les représentants des cinq candidats en lice pour la présidentielle du 24 février prochain. « On va s’asseoir avec l’ensemble des acteurs pour définir le contenu de ce pacte, définir les règles et les modalités de suivi-évaluation qui permettent d’éviter l’accumulation de contentieux jusqu’au dernier moment », a-t-il indiqué.

Il a insisté sur la nécessité de ce pacte « pour en finir avec ce système de gestion pour pacifier l’espace scolaire’’. Pour la coalition « Sonko Président », le Sénégal doit d’abord miser sur la richesse de ses ressources humaines, ce qui fait que l’éducation reste « un secteur stratégique qu’il faut davantage encore appuyer ».

Dans ce cadre, a-t-il indiqué, il s’agira pour le candidat de la coalition « Sonko Président » de « recenser l’ensemble des accords, conclusions et recommandations faits depuis les Etats généraux de l’Education pour faire le point et définir un plan d’action concerté pour un système stable ». A cet effet, afin de « remettre tout à plat », le candidat Ousmane Sonko va s’atteler à résorber la dette due aux enseignants. « Le financement de l’éducation, ce n’est pas seulement mettre 40% du budget, mais c’est surtout de faire en sorte que les budgets alloués soient efficients, parce qu’il y a des pays qui mettent moins dans l’éducation avec des résultats plus probants en termes de rendement des investissements », a-t-il avancé. Pour assurer le financement de l’éducation, Ousmane Sonko, une fois élu, supprimera des institutions comme le Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT), le Conseil économique social et environnemental (CESE) et d’autres « structures budgétivores inutiles pour le pays », pour des économies de 15 milliards de francs CFA. « Sonko Président’’ juge que les ressources naturelles comme le pétrole et le gaz découverts au Sénégal doivent également profiter au financement des secteurs prioritaires, en premier lieu l’éducation.

La coalition avance aussi comme idée la possibilité d’élargir l’assiette fiscale et de mobiliser d’importantes ressources supplémentaires pour financer l’éducation. « On n’a pas un problème de financement mais un problème de gestion de nos ressources pour un système qui réponde aux préoccupations des populations », estime Madièye Mbodj. L’introduction des langues nationales, la question des enfants scolarisables hors système, l’organisation de l’enseignement religieux et l’alphabétisation universelle seront « des défis majeurs à relever », selon le représentant de la coalition « Sonko Président ». Les participants à cette session ont interpellé les représentants des candidats sur leurs engagements en faveur d’une éducation « de qualité, inclusive et accessible à tous ».

source: APS